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Le réseaux et les objectifs

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1. Le réseau RIFVEH
2. Objectifs du réseau

 

1. Le réseau RIFVEH

Nous proposons ici une vision globale des systèmes en interaction dans la production d'un milieu de vie sécuritaire ou, au contraire, d'événements néfastes pour les populations vulnérables ayant des incapacités. Nous croyons que cette vision permet de concevoir plus efficacement l'intervention dans le domaine de la violence et d'imaginer les mesures à prendre pour réduire l'incidence de telles situations. Dans cette vision de la pratique, la prévention secondaire et tertiaire (1) consiste à prendre des mesures pour réduire la présence de risques dans l'environnement et pour améliorer la prise en charge des vulnérabilités et leur réduction éventuelle. L'évaluation des cas de signalements de victimisation devrait aussi être incluse dans la mise en place des programmes afin d'assurer la pertinence et la performance des interventions.

Le modèle s'inspire à l'origine d'un programme de dépistage et de prévention des abus à l'égard des personnes âgées (voir www.rifvel.org). Largement diffusé dans divers pays francophones, il est essentiellement fondé sur les notions de profils de victimisation et d'indicateurs d'abus. L'auteur s'est vu proposer par des organismes de promotion des droits des personnes en situation de handicap d'étudier la possibilité d'étendre la portée du modèle à la population en situation de handicap. En effet, plusieurs études en gérontologie montraient déjà que les personnes âgées victimes d'abus étaient souvent des personnes en situation de handicap (Durocher et al., 1998 (2), Reis et Nahmiash, 1998 (3), Plamondon, Rapin et Lauzon, 2001 (4)). Les deux programmes (population aînée et en situation de handicap) ont une orientation victimologique, en ce qu'ils sont centrés sur les conditions et l'expérience des victimes de même que sur notre devoir de compassion à leur égard. 

Le référentiel proposé ici vise à permettre la reconnaissance de la réalité de la violence à l'endroit des personnes en situation de handicap, vulnérables en raison de certaines incapacités. C'est en ce sens que nous parlons d'un modèle de dépistage. En effet, ces réalités, telle la violence familiale, sont souvent cachées, déniées et empreintes de tabous, tant en milieu familial qu'en milieu institutionnel. Pour les reconnaître, il faut détenir un certain nombre de références et d'outils conceptuels, notamment ceux concernant la compréhension de la situation de handicap en tant qu'expérience humaine et réalité sociale. Notre référence conceptuelle de base propose une compréhension systémique de la situation de handicap, soit celle proposée par l'équipe de Fougeyrollas P. et al. (5)(CQCDIH, 1996). Leur conception sous-entend que la personne n'est pas «handicapée en soi» mais en situation de handicap découlant de l'interaction de facteurs perosnnels et environnementaux qui viennent alors définir la situation de handicap. 

Selon cette perspective, la situation de handicap repose à la fois sur les facteurs personnels (déficiences et incapacités) et environnementaux (facilités et obstacles). Nous avons opéré une classification des facteurs identifiés par la littérature criminologique et victimologique en cohérence avec ce modèle initial. Ainsi, la sécurité des personnes est définie dans un système d'interaction entre les facteurs personnels (facteurs d'autoprotection et vulnérabilités) et les facteurs environnementaux (facteurs de protection et facteurs de risques).

DÉMARCHE EMPIRIQUE ET DE RECHERCHE ACTION

À l'origine, cette proposition introduit une démarche de recherche impliquant des revues de littérature (voir http://www.fep.umontreal.ca/handicap/f1htm), afin d'inventorier les vulnérabilités et les risques associés aux réalités des handicaps. De nombreuses versions préliminaires de propositions de typologies de facteurs ont été soumises à des équipes d'intervenants. Nous avons opté pour une méthodologie de recherche de type recherche action (Lavoie, Marquis et Laurin, 1996 (6)), avec la contribution d'équipes de professionnels provenant de la Suisse, de la Belgique et de la France afin d'en consolider les contenus et d'en valider la pertinence sur le terrain clinique. En Suisse, le nombre de personnes ayant bénéficié de la démarche d'évaluation par des éducateurs de la vulnérabilité de leurs clientèles et des risques de leur environnement est de 103 (37 H, 66 F). En Belgique, la démarche s'est faite avec des équipes où la population était entièrement masculine (N = 167 (7)) en milieu institutionnel, tandis qu'en France elle s'est effectuée dans des équipes dont la structure regroupait des services d'hébergement, d'accueil de jour et d'ateliers supervisés (N = 94; 50 H, 44 F). 

Au Québec et en Suisse, le référentiel a été soumis au personnel de deux établissements de personnes âgées en perte d'autonomie en hébergement de longue durée (Québec : N = 71, Suisse : N = 16). Le contexte ne permettait pas une évaluation systématique des vulnérabilités de résidents mais une estimation de celles-ci par les intervenants participant aux formations. La démarche dans ces deux groupes était davantage centrée sur la présence des dangers et des facteurs de risque dans leur environnement, sur la base des indicateurs décrits dans le référentiel initial (voir http://www.fep.umontreal.ca/handicap/b1.htm#312 ).

Au Québec, en 2003, un important projet de recherche action (FQCRDI RAC 2003-2006 (8)), élaboré avec la participation de la Fédération québecoise des centres en réadaptation en déficience intellectuelle (FQCRDI) a permis d'étendre la portée du modèle en contexte dit de « désinstitutionalisation ». Nous avons constitué quatre équipes régionales regroupant une cinquantaine d'intervenants qui ont évalué toutes les composantes du référentiel au prisme de leur pratique professionnelle. Ces intervenants ont par la suite soumis des propositions concernant son adaptation à la clientèle atteinte de déficience intellectuelle. À la fin de l'année 2005, nous avons de plus réalisé un sondage auprès de 200 intervenants du Québec pour établir la prévalence des vulnérabilités et des facteurs de risque présents dans les ressources résidentielles et d'activités de quatre régions desservies par des CRDI (voir http://www.fep.umontreal.ca/handicap/documentation/premierportrait.pdf ).

 

2. Objectifs du réseau

1- Promouvoir une compréhension globale et systémique de la production de la situation de handicap et une connaissance de base des concepts qui permettent de comprendre les enjeux personnels et sociaux de cette condition humaine (voir www.ripph.qc.ca).

2- Promouvoir une vie sécuritaire pour les personnes en situation de handicap tant dans la communauté (à domicile) que dans les institutions de prise en charge en proposant une vision globale des facteurs personnels et environnementaux qui conditionnent la vie des personnes.

3- Prévenir la violence et la maltraitance :

  • Savoir utiliser des définitions simples et efficaces décrivant des situations d’abus, de négligence et de maltraitance en situation de handicap.
  • Connaître les facteurs personnels et environnementaux qui favorisent la sécurité des personnes; savoir identifier les vulnérabilités et les risques dans la communauté et les institutions qui sont sources de danger pour les personnes.
  • Reconnaître les profils des abuseurs et des victimes potentielles pour mieux prévenir en protégeant les personnes les plus vulnérables.
  • Reconnaître les indicateurs d’abus dans l’environnement et le comportement des victimes pour intervenir en cas de danger.
  • Comprendre les enjeux concernant le silence des victimes.

4- Intervenir plus efficacement selon les milieux particuliers et les ressources disponibles en consultant les références accessibles par le réseau Internet.

 

(1) Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la prévention primaire vise l'ensemble de la population, la prévention secondaire cible des populations à risques et l'intervention tertiaire a pour but la prise en charge des personnes atteintes ou victimes.

(2) DUROCHER, A.M. ET All (1998) Maltraitance des personnes âgées : enquête dans le département du Nord, Congrès Francophone de gérontologie. Genève.

(3) REIS, M., NAHMIASH, D. (1998) Les mauvais traitements à l'égard des personnes âgées au Canada. Un manuel d'intervention. Ste-Foy. Presse de l'Université Laval.

(4) PLAMONDON, L., RAPIN, C-H., LAUZON, S. (2001) Abus et négligence chez les personnes âgées tel que perçu par des intervenants dans des services à domicile. Congrès Association Suisse de gérontologie, Genève.

(5) FOUGEYROLLAS, P., CLOUTIER, BERGERON, CÔTÉ, CÔTÉ et ST-MICHEL (1996) Révision de la proposition québecoise de classification : processus de production du handicap. Réseau international sur le processus de production du handicap (CQ CIDIH).

(6) LAVOIE, MARQUIS, LAURIN (1996) La recherche action, théorie et pratique. PUQ : Montréal.

(7) Avec la collaboration de l'équipe du professeur Michel Mercier, Faculté de psychologie, Université Notre Dame, Namur, Belgique.

(8) Avec la contribution du Bureau des technologies d'apprentissage, DRH, Canada et Stratégie nationale de prévention du crime, Sécurité publique et protection civile Canada.

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