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Première journée internationale de lutte contre la maltraitance des personnes âgées : les acteurs soulignent la nécessité de former les professionnels

PARIS, 16 juin 2006 (APM) - Différents acteurs de la gérontologie ont souligné la nécessité de sensibiliser le grand public et de former les personnels qui travaillent en gérontologie aux questions de la maltraitance, jeudi à l’occasion de la première Journée internationale organisée sur ce thème.

Interrogés par APM, ils ont considéré qu’il faudra cette sensibilisation générale sur le sujet pour repérer les situations de maltraitance passive et modifier les pratiques.

Cette journée était organisée sous l’impulsion du réseau international pour la prévention de la maltraitance des adultes âgés (INPEA), un réseau créé aux Etats-Unis auquel collabore l’association Allo maltraitance des personnes âgées Alma France. Dans l’Hexagone, la journée a été essentiellement animée par Alma France et son réseau de 55 antennes, qui ont organisé différents débats et manifestations à Paris et en province.

Récemment arrivé à la tête d’Alma-Paris, René Boulanger considère qu’il faut sensibiliser tout le monde pour "changer les mentalités" sur le sujet. "La maltraitance existe d’autant plus facilement que notre société, qui valorise la beauté et la séduction, est gérontophobe. Travailler auprès des personnes âgées n’est pas encore suffisamment valorisé".

"Il faut en parler encore et toujours. Mais pas seulement en mettant en avant quelques faits-divers spectaculaires. Parce que la maltraitance prend d’autres formes plus sourdes et tout aussi graves", ajoute-t-il.

Il rappelle qu’il y a beaucoup plus d’actes de maltraitance passive où la personne âgée déjà amoindrie par la perte de son autonomie physique, perd son statut de personne et se retrouve traitée comme un objet. "La formation de tous les professionnels est nécessaire pour dépister toutes les situations potentielles de maltraitance."

Précisant que les appels concernent plus souvent des situations qui surviennent à domicile, il estime qu’il faut également former et soutenir les aidants."C’est aussi lorsque les aidants familiaux sont épuisés que s’instille la maltraitance.

L’association est moins sollicitée au sujet des établissements car les familles disposent d’autres médiateurs pour évoquer ces questions: le directeur d’établissement ou la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass). "Mais cela ne veut pas dire que la maltraitance est absente des institutions".

"REPERER LA MALTRAITANCE PASSIVE DANS LES ETABLISSEMENTS"

Pour Florence Arnaiz-Maumé, déléguée générale du Syndicat national des établissements et résidences privés pour personnes âgées (Synerpa), il faut apprendre à repérer et à lutter contre la maltraitance passive qui est souvent invisible.

Communiqué de Antenne Allo Matraitance, à Paris (ALMA Paris)

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