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Législations afférentes à l’abus lié
aux conditions d’hébergement ou au
logement
Définition et indicateurs d’une situation d’abus liée aux
conditions d’hébergement ou de logement
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Définition :
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Imposer des conditions de vie causant
des situations déplorables, humiliantes, déshumanisantes
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Indicateurs :
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- Vit dans un logement insalubre, délabré, froid ou
humide
- Se plaint d’un manque de chauffage, de
ventilation, d’eau
- Présence marquée de moisissure ou d"humidité
- Craint son propriétaire ou le concierge
- Se dit sollicité ou menacé par le propriétaire
ou le concierge
- Subit des hausses de loyer systématiques sans
justification
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Charte des droits et libertés de la personne
Consultez le site des Publications
du Québec sous la rubrique Lois
et règlements en suivant les liens lois
refondues et règlements, liste alphabétique
afin d’obtenir les dernières modifications s’il y
a lieu.
Extrait :
LES DROITS ET LIBERTÉS DE LA PERSONNE
I. Libertés et droits
fondamentaux
7. La demeure est inviolable.
8. Nul ne peut pénétrer chez autrui ni y prendre quoi que ce
soit sans son consentement exprès ou tacite.
I.1 Droit à l’égalité dans la
reconnaissance et l’exercice des droits et libertés
10. Toute personne a droit à la reconnaissance et à l’exercice,
en pleine égalité, des droits et libertés de la personne, sans distinction,
exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse,
l’orientation sexuelle, l’état civil, l’âge sauf dans la mesure prévue par la
loi, la religion, les convictions politiques, la langue, l’origine ethnique ou
nationale, la condition sociale, le handicap ou l’utilisation d’un moyen pour
pallier ce handicap.
Il y a discrimination lorsqu’une telle
distinction, exclusion ou préférence a pour effet de détruire ou de
compromettre ce droit.
10.1 Nul ne doit harceler une personne en raison de l’un des
motifs visés dans l’article 10.
IV. Droits économiques et sociaux
48. Toute personne âgée ou toute
personne handicapée a droit d’être protégée contre toute forme
d’exploitation.
Telle personne a aussi droit à la protection et à la sécurité
que doivent lui apporter sa famille ou les personnes qui en tiennent lieu.
V. Dispositions spéciales et
interprétatives
Dommages exemplaires.
49. Une atteinte illicite à un droit ou à une liberté reconnu
par la présente Charte confère à la victime le droit d’obtenir la cessation
de cette atteinte et la réparation du préjudice moral ou matériel qui en résulte.
En cas d’atteinte illicite et intentionnelle, le tribunal peut
en outre condamner son auteur à des dommages exemplaires.
Source :
Gouvernement du Québec, « Lois refondues et règlements: Charte des
droits et libertés de la personne », <http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/home.php>,
1er octobre 2004.
Texte
intégral de la Charte de la charte des droits et libertés de la personne
Mandat de la Commission des droits de
la personne et des droits de la jeunesse :
II. Fonctions
71. La Commission assure, par toutes mesures appropriées, la
promotion et le respect des principes contenus dans la présente Charte.
Elle assume notamment les responsabilités suivantes :
(1) faire enquête selon un mode non contradictoire, de sa
propre initiative ou lorsqu’une plainte lui est adressée, sur toute situation,
à l’exception de celles prévues à l’article 49.1, qui lui paraît constituer
soit un cas de discrimination au sens des articles 10 à 19, y compris un cas
visé à l’article 86, soit un cas de violation du droit à la protection contre
l’exploitation des personnes âgées ou handicapées énoncé au premier alinéa
de l’article 48;
(2) favoriser un règlement entre la personne dont les droits
auraient été violés ou celui qui la représente, et la personne à qui cette
violation est imputée;
(3) signaler au curateur public tout besoin de protection
qu’elle estime être de la compétence de celui-ci, dès qu’elle en a
connaissance dans l’exercice de ses fonctions;
(4) élaborer et appliquer un programme d’information et d’éducation,
destiné à faire comprendre et accepter l’objet et les dispositions de la présente
Charte;
(5) diriger et encourager les recherches et publications sur les
libertés et droits fondamentaux;
(6) relever les dispositions des lois du
Québec qui seraient contraires à la Charte et faire au gouvernement les
recommandations appropriées;
(7) recevoir les suggestions, recommandations et demandes qui
lui sont faites touchant les droits et libertés de la personne, les étudier,
éventuellement en invitant toute personne ou groupement intéressé à lui présenter
publiquement ses observations lorsqu’elle estime que l’intérêt public ou celui
d’un groupement le requiert, pour faire au gouvernement les recommandations
appropriées;
(8) coopérer avec toute organisation vouée à la promotion des
droits et libertés de la personne, au Québec ou à l’extérieur;
(9) faire enquête sur une tentative ou un acte de représailles
ainsi que sur tout autre fait ou omission qu’elle estime constituer une
infraction à la présente Charte, et en faire rapport au procureur général.
III. Plaintes
74. Peut porter plainte à la Commission toute personne qui se
croit victime d’une violation des droits relevant de la compétence d’enquête
de la Commission. Peuvent se regrouper pour porter plainte,
plusieurs personnes qui se croient victimes d’une telle violation dans des
circonstances analogues.
La plainte doit être faite par écrit.
La plainte peut être portée, pour le compte de la victime ou
d’un groupe de victimes, par un organisme voué à la défense des droits et
libertés de la personne ou au bien-être d’un groupement. Le consentement écrit
de la victime ou des victimes est nécessaire, sauf s’il s’agit d’un cas
d’exploitation de personnes âgées ou handicapées prévu au premier alinéa de
l’article 48.
Code civil du Québec
Jouissance paisible des lieux :
1902. Le Locateur ou toute autre personne ne peut user de harcèlement
envers un locataire de manière à restreindre son droit à la jouissance
paisible des lieux ou à obtenir qu’il quitte le logement.
Le locataire, s’il est harcelé, peut demander que le locateur ou toute autre
personne qui a usé de harcèlement soit condamné à des dommages-intérêts
punitifs.
Mauvais état du logement :
1910. Le locateur est tenu de délivrer un logement en bon état
d’habitation; il est aussi tenu de le maintenir ainsi pendant toute la durée
du bail.
La stipulation par laquelle le locataire reconnaît que le logement est en bon
état d’habitabilité est sans effet.
1911. Le locateur est tenu de délivrer
le logement en bon état de propreté; le locataire est, pour sa part, tenu de
maintenir le logement dans le même état.
Lorsque le locateur effectue des travaux au logement, il doit remettre celui-ci
en bon état de propreté.
1912. Donnent lieu aux mêmes recours
qu’un manquement à une obligation du bail:
(1) Tout manquement du locateur ou du locataire à une obligation imposée par
la loi relativement à la sécurité ou à la salubrité d’un logement;
(2) Tout manquement du locateur aux exigences minimales
fixées par la loi, relativement à l’entretien, à l’habitabilité, à la sécurité
et à la salubrité d’un immeuble comportant un logement.
1913. Le locateur ne peut offrir en location ni délivrer un
logement impropre à l’habitation.
Est impropre à l’habitation le logement dont l’état constitue une menace sérieuse
pour la santé ou la sécurité des occupants ou du public, ou celui qui a été
déclaré tel par le tribunal ou par l’autorité compétente.
Autres conditions liés à l’habitation :
1934. Aucune serrure ou autre mécanisme
restreignant l’accès à un logement ne peut être posé ou changé sans le
consentement du locateur et du locataire.
1936. Tout locataire a un droit personnel au maintien dans les
lieux; il ne peut être évincé du logement loué que dans les cas prévus par
la loi.
1960. Le locateur qui désire reprendre le logement ou évincer
le locataire doit aviser celui-ci, au moins six mois avant l’expiration du bail
à durée fixe; si la durée du bail est de six mois ou moins, l’avis est d’un
mois.
Toutefois, lorsque le bail est à durée indéterminée,
l’avis doit être donné six mois avant la date de la reprise ou de l’éviction.
1974. Un locataire peut résilier le bail en cours, s’il lui est
attribué un logement à loyer modique ou si, en raison d’une décision du
tribunal, il est relogé dans un logement équivalent qui correspond à ses
besoins; il peut aussi le résilier s’il ne peut plus occuper son logement en
raison d’un handicap ou, s’il s’agit d’une personne âgée, s’il est admis de façon
permanente dans un centre d’hébergement et de soins de longue durée ou dans un
foyer d’hébergement, qu’il réside ou non dans un tel endroit au moment de son
admission.
À moins que les parties n’en conviennent autrement, la résiliation prend effet
trois mois après l’envoi d’un avis au locateur,
accompagné d’une attestation de l’autorité concernée, ou un mois après cet
avis lorsque le bail est à durée indéterminée ou de moins de douze mois.
Une version du Code Civil du Québec est accessible sur le site
du Ministère
de la Justice du Québec sous la rubrique Ministère,
Lois et Règlements.
Règlement sur la salubrité et l’entretien des logements
Consultez le site de la Ville
de Montréal sous la section Habiter
Montréal par l’option « Liens rapides »
(choisir la rubrique Guide du locataire)
afin d’obtenir tous les articles du Règlement sur la salubrité et l’entretien
des logements.
Salubrité
25. Un bâtiment ou un logement ne
doit pas porter atteinte à la santé ou à la sécurité des résidants ou du
public en raison de l’utilisation qui en est faite ou de l’état dans lequel
il se trouve.
Sont notamment prohibés et doivent être supprimés :
(1) la malpropreté, la détérioration ou l’encombrement d’un bâtiment
principal, d’un logement, d’un balcon ou d’un bâtiment accessoire;
(2) la présence d’animaux morts;
(3) l’entreposage ou l’utilisation de produits ou matières qui dégagent une
odeur nauséabonde ou des vapeurs toxiques;
(4) le dépôt d’ordures ménagères, de déchets ou de matières recyclables
ailleurs que dans des récipients prévus à cette fin;
(5) l’encombrement d’un moyen d’évacuation;
(6) un obstacle empêchant la fermeture et l’enclenchement d’une porte dans une
séparation coupe-feu exigée;
(7) la présence de glace ou de condensation sur une surface intérieure autre
qu’une fenêtre;
(8) l’amas de débris, matériaux, matières gâtées ou putrides, excréments
ou autres états de malpropreté;
(9) la présence de vermine, de rongeurs, d’insectes ou de moisissures visibles,
ainsi que les conditions qui favorisent la prolifération de ceux-ci.
Entretien
26. Toutes les parties
constituantes d’un bâtiment doivent être maintenues en bon état et pouvoir
remplir les fonctions pour lesquelles elles ont été conçues. Elles doivent
avoir une solidité suffisante pour résister aux charges vives et mortes
auxquelles elles peuvent être soumises et être réparées ou remplacées au
besoin.
27. L’enveloppe extérieure d’un
bâtiment, telle une toiture, un mur extérieur, un mur de fondation, doit être
étanche.
28. Les ouvertures dans l’enveloppe extérieure d’un bâtiment,
telles une porte et une fenêtre ainsi que leur pourtour, doivent être étanches.
29. Est interdite toute présence ou
accumulation d’eau ou d’humidité causant une dégradation de la structure
ou des finis ou la présence de moisissures visibles.
30. Le sol d’un vide sanitaire ou d’une cave doit être sec.
31. Le plancher d’une salle de bains
et d’une salle de toilettes ainsi que les murs autour de la douche ou du bain
doivent être protégés contre l’humidité, recouverts d’un fini ou d’un
revêtement étanche et maintenus en bon état pour empêcher les infiltrations
d’eau dans les cloisons adjacentes.
32. Le plancher d’une buanderie commune doit être protégé
contre l’humidité, recouvert d’un fini ou revêtement étanche et maintenu
en bon état. Il doit aussi être nettoyé périodiquement afin de conserver la
buanderie salubre.
33. Les vide-ordures, les contenants à déchets
et à matières recyclables ainsi que les locaux qui sont réservés à leur
entreposage doivent être maintenus en bon état et nettoyés périodiquement
afin conserver ces locaux salubres.
Source :
Ville de Montréal, « Règlement sur la salubrité et l’enteretien des
logements », < http://www.habitermontreal.qc.ca/fr/pdf/salu_regle.pdf
>, 16 juin 2003.
Codes de déontologies
Ordre
des infirmières et infirmiers du Québec Code de déontologie disponible sur le site de l’Ordre des
infirmières et infirmiers du Québec sous la rubrique Être
infirmière au Québec, Déontologie.
Ordre
des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec Code de déontologie disponible sur le site de l’Ordre des
infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec sous la rubrique
Les publications, Code de déontologie.
Ordre
professionnel des travailleurs sociaux du Québec
Voir l’Office
des professions du Québec sous la rubrique Ordres
Professionnels, Pour joindre les ordres afin d’obtenir la liste
complète les codes de déontologies généralement disponibles à même le site
Internet de la profession concernée.
retour section Recours
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