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Les projets du réseau Découvrez
Découvrez la Fédération Suisse pour l'Intégration des Handicapés (FSIH)

1. Le Réseau d'Apprentissage Communautaire (RAC)
2. Le développement d'un outil d'évaluation de la vulnérabilité

 

1. Le Réseau d'Apprentissage Communautaire (RAC)

1.1 Bilan du réseau d’apprentissage réalisé par le RIFVEH dans 4 régions du Québec (PDF)

Les partenaires du projet


  • Le Réseau Internet Francophone Vulnérabilités et Handicaps (RIFVEH)

But du projet

Le projet a pour but de créer un réseau interactif régionalisé, sur Internet, de dépistage et de prévention de la violence à l'endroit des personnes en situation de handicap. Le contenu en ligne se développera sur la base de l'expérience des victimes et de leur contexte, dans la perspective d'augmenter leur capacité et celle de leurs proches (aidants naturels, famille, amis, représentants, intervenants sociaux et communautaires, responsables d’établissements) à intervenir adéquatement (« empowerment »). Les apprentissages que nous proposons réfèrent à des expériences communes reliées au fait d’être une victime d’abus et aux processus de dépistage, de prévention et d'intervention spécifiques à chaque déficience, mais en priorité dans le secteur de la déficience intellectuelle. Ces clientèles sont parmi les plus défavorisées en termes de services.

Nous visons donc prioritairement à réaliser la mise en ligne de contenus pertinents, adaptés et accessibles, en vue de réduire les risques d’abus, de diminuer le nombre de victimes et de briser l'isolement des victimes, des aidants naturels, des familles et des intervenants, en leur offrant un espace d’information et de formation continu et régionalisé, sur Internet.

Du point de vue opérationnel, nos cibles directes sont les regroupements de cinq régions choisies, constitués principalement de responsables et d’intervenants d’organismes régionaux et de bénévoles actifs dans leur milieu. Au terme du projet, ces personnes deviendront des agents multiplicateurs dans leur milieu respectif. Les points d'accès du projet sont sélectionnés sur la base des pôles existants que sont les centres de réadaptation et les tables régionales de concertation sur la violence.

Le programme de référence de base a été développé et mis récemment en ligne par l'Université de Montréal, en partenariat avec six pays francophones. L’adresse du modèle est la suivante : www.fep.umontreal.ca/handicap. Il a été conçu comme modèle pour être élaboré par les communautés visées, selon le type d’incapacité, en respectant la spécificité des handicaps, en termes de risques et de vulnérabilité des personnes.

Le projet vise à consolider le modèle de base, pour chaque communauté retenue, afin qu’il réponde aux réalités des partenaires et permette la mise en RÉSEAU sur l’inforoute des ressources d’aide et d’expertises locales, régionales et provinciales. Ce projet de réseautage vise ensuite un transfert d'apprentissage découlant des expériences et des expertises en matière de dépistage, de prévention et d’intervention face aux abus, dans les communautés locales et régionales d'abord. Il conduira ainsi la mise sur pied d’une dynamique continue de formation et de traitement de l'information entre les partenaires. De façon générale, il permettra d'augmenter les capacités de chacun à mieux défendre et à promouvoir les droits et la qualité de vie des personnes en situation de handicap.

Cette mise en réseau des ressources favorisera l’émergence et la consolidation de nouvelles pratiques sociales, en matière d’accompagnement et de protection des victimes. Le projet pourrait avoir un effet direct sur les pratiques régionales et locales, là où les orientations fondées sur la valorisation des rôles sociaux et la participation sociale ont pris un essor important : les résultats anticipés du projet ne pourront que favoriser une meilleure intégration des clientèles dans leurs réseaux d’appartenance. Le projet est aussi en complémentarité avec d'autres initiatives nationales pour contrer la violence contre les femmes, les enfants et les personnes ayant des besoins spéciaux.

Le réseau permettra de diffuser et de mettre en synergie les connaissances nouvelles élaborées par chacune des communautés. À terme, il deviendra un espace interactif d'éducation, de formation et de recherche ouvert à tous : organismes, professionnels et personnes intéressées. Notre orientation de fond est ainsi de mutualiser les ressources, de permettre aux communautés de partager leur savoir et leur expertise, de mettre en relation de dialogue en ligne (Chat et WebCT des partenaires confrontés aux mêmes difficultés. Notre projet pourra sans doute servir d’inspiration à des groupes vivant des problématiques comparables (enfants, femmes, autochtones, etc.).

Objectifs du projet

  1. À partir du modèle de base déjà en ligne, rassembler l’expertise déjà existante, tant sur les modèles que sur les pratiques, concernant les outils de classification, de dépistage, de prévention et d’intervention, dans le domaine des abus et des négligences envers les personnes en situation de handicap. Le résultat attendu est un déploiement du modèle échelonné sur trois ans, supervisé par le comité de coordination du projet.
  2. À l’aide de nouvelles technologies d’apprentissage, procéder à cette recherche terrain en réseautant les régions participantes et les participants, à un site intranet , dédié exclusivement à ce projet, pour élaborer les contenus- réseaux. Le résultat attendu est un réseautage intranet régionalisé, efficace et à fort potentiel interactif. Ce réseautage est la tâche principale du chargé de projet, avec l’aide des spécialistes WebCT.
  3. À terme, ce projet permettra de développer un réseau interactif de dépistage et de prévention de la violence, accessible sur Internet, pour les personnes en situation de handicap et leur entourage, incluant un volet régional d’information et de référence. L’expérience-pilote concerne les régions et participants ciblés par le projet. Le résultat attendu est la possibilité d’un transfert sur Internet, en continu, des résultats compilés des cinq régions. Cet aspect du projet est supervisé par le comité du projet et par RIFVEH, responsable du site Internet.
  4. Valider la pertinence d’utiliser les nouvelles technologies d’apprentissage pour faciliter tant le maillage et la concertation régionalisée que la recherche et la recherche-action au niveau provincial. Cet aspect est prioritairement supervisé par l’équipe d’évaluation, par l’évaluateur externe et par les spécialistes en technologies d’apprentissage associés au projet.

Comment le projet enrichira-t-il la base de connaissances sur les technologies d’apprentissage ? D’après les recherches menées par les professionnels du programme SUITE (Soutien à l’utilisation de l’Internet et des technologies; partenaires du projet), le logiciel Web Course Tool (WebCT) peut mettre sur pied des réseaux intranet interactifs régionalisés (Voir annexe 3 sur les outils WebCT). Mais le projet présenté est une première à plusieurs points de vue : il fait contribuer directement des communautés d’apprenants, il développe leur expertise (connaissance et savoir-faire) en prévention et en intervention sur les abus et négligences, et il fait profiter toutes les collectivités des résultats atteints.

Les technologies d’apprentissage de WebCT sont actuellement expérimentées au niveau universitaire depuis 1998. Jusqu’ici, la priorité a été accordée à la familiarisation des enseignants et à l’intégration partielle du multimédia dans les cours traditionnels. Déjà, pour de nombreux enseignants, c’est une révolution à la fois technologique (appropriation de programmes et de logiciels parfois complexes) et pédagogique, une redéfinition du rôle d’enseignant, de son rapport au contenu (aux savoirs et aux savoir-faire), de son rapport aux apprenants et de son expertise comme maître des apprentissages. Cependant, cette révolution demeure encadrée par les programmes (les descripteurs de cours) traditionnels. Le projet a ceci d’original qu’il va plus loin dans l’expérimentation des technologies, en les détournant de leurs fins premières qui est l’enseignement d’un contenu déjà défini, d’étapes d’apprentissages et de concepts déjà balisés, de résultats attendus et prédéterminés. Le projet se fonde plutôt sur une démarche rendue possible par les nouvelles technologies WebCT. Les apprenants, dans leur élaboration du modèle de base, vont peu à peu développer les contenus, par rétroaction continue; ils vont eux-mêmes dégager les priorités d’apprentissage au fur et à mesure de leur progression. Les résultats attendus seront ceux qui découleront de leurs propres interactions intra- et inter- régionales.

Comme le déclare dans sa lettre d’intention Mme Rhoda Weiss Lambrou, directrice générale des nouvelles technologies à l’Université de Montréal, « Il y a là une initiative porteuse d’avenir qui pourrait favoriser l’émergence de nouveaux modèles d’apprentissages à l’aide des technologies .Ce projet pourrait même être un point de départ pour développer une autre application de WebCT et promouvoir d’autres façons de faire des apprentissages assistés par cette technologie. Non seulement la proposition nous agrée, mais nous la suivrons avec intérêt en tant que projet–pilote exemplaire. »

De même, l’évaluateur externe du projet déclare « … que l’utilisation des nouvelles technologies d’apprentissage, et particulièrement de la technologie WebCT, dans le cadre d’une formation concertée et réseautée sur le terrain avec des intervenants et bénévoles, ouvre un champ de pratique tout à fait nouveau, que je trouve porteur d’avenir. Ce projet offre un potentiel de mutualisation pratiquement instantanée de l’information et de la formation, et ce, sous forme de rétroaction, ce qui me semble une technique originale et efficace de gérer de multiples transferts d’apprentissage intergroupes. »

L’enthousiasme de ces deux experts montre que le projet s’appuie sur une utilisation innovatrice d’une technologie récente mais largement connue des milieux concernés. Il n’y a pas lieu ici de présenter le potentiel du Web Course Tool (WebCT). Précisons seulement que le projet l’utilise en le détournant de ses fins premières que sont les enseignements universitaires à l’usage des groupes-cours. Déjà, plus de 25 % des cours utilisent en partie ce logiciel. Dans ce projet, nous avons sélectionné un certain nombre d’outils (sur la cinquantaine d’outils programmables) devant servir directement aux fins du projet lui-même. Le potentiel était là mais personne ne l’avait encore utilisé. À ce propos, Mme Weiss Lambrou ajoute : « De fait, notre technologie est particulièrement apte à soutenir un haut degré de participation communautaire, à la fois individuelle et de groupe, dans la mesure où elle crée un espace virtuel où tous et toutes peuvent être interreliés entre eux et elles et réseautés dans un même cadre de référence. » Et dans la lettre de partenariat, elle conclut « Ce projet peut amener à diversifier et exploiter la polyvalence des applications technologiques de WebCT, autrement que dans un contexte de cours universitaire traditionnel, ce que met de l’avant le projet, par son orientation d’implantation de réseaux d’apprentissages communautaires. Mais cela n’a jamais été expérimenté à ce jour, dans un tel contexte. »

En ce sens, le projet enrichira nettement les connaissances et les savoir-faire liés aux nouvelles technologies d’apprentissages. Sur un plan plus pratique, si les résultats sont probants, le projet pourra faire la synthèse des savoirs et des savoir-faire technologiques utilisés afin de permettre d’autres initiatives du même genre, dans d’autres secteurs comparables.

Diaporama explicatif du RAC en version imprimante pdf

 

Le projet RAC et la Fédération (FQCRDI)

 « Ce projet innovateur est orienté dans une perspective de prévention et d’intervention efficaces auprès des personnes vulnérables et vise à identifier les principaux facteurs de risques, tant personnels qu’environnementaux, qui augmentent leur possibilité de victimisation. Il cherche ainsi à circonscrire les moyens adéquats pour contrer ces risques et à proposer des outils d’intervention qui soient appropriés aux besoins des clientèles, tout en étant adaptés aux ressources disponibles. L’originalité de ce projet tient au fait que ces connaissances et ces pratiques novatrices seront élaborées par des groupes régionaux, sous la supervision des CRDI, avec l’appui de la Fédération et seront mises en ligne, à mesure de leur élaboration, sur l’Intranet de l’Université de Montréal. 

La pertinence et l’efficacité de l’Internet, comme moyen d’information et de formation, n’est plus à démontrer et son usage aux fins de la prévention et de l’intervention nous semble peu utilisé. Le projet de la Fédération s’inscrit nettement dans une perspective où le réseautage interne, interrégional et provincial deviendrait une inforoute prioritaire pour consolider nos pratiques de prévention et d’intervention ».
M. Pierre Cloutier, Directeur général, FQCRDI, dans sa lettre aux partenaires régionaux.

Les partenaires et coordonnateurs régionaux RAC

Le CRDI Saguenay–Lac-Saint-Jean 
M. Alain Côté
Directeur de la recherche, du développement et de la formation universitaire
Le CRDI Chaudière- Appalaches
M. Rémy Langevin
Cadre-conseil, Direction des services professionnels à la qualité et à la recherche (DSQPR)
Regroupement CNDE/DIXVILLE
Jeanmarc Lachance
Coordonnateur Comité Violence -Estrie, Chargé d’activités, support à la réadaptation
CSDI Mauricie/Centre du Québec
Mme Carole Boucher
Sexologue, mandataire de la Direction des services professionnels et de réadaptation
Établissement Pavillon du Parc
Mme Karine Beaudoin
Agente de relations humaines

Pour information
M. Jacques Boivin, Conseiller aux affaires administratives, FQCRDI, (514) 525-2734, jacques.boivin.fqcrdi@ssss.gouv.qc.ca

M. Gilles Plamondon, Coordonnateur provincial RAC, (514) 525-363,  gilles.plamondon.com@sympatico.ca

Un projet subventionné par Développement des ressources humaines Canada (DRHC-BTA)


 

2. Le développement d'un outil d'évaluation de la vulnérabilité

Évaluer la vulnérabilité pour mieux protéger la personne : un besoin pour l’intervention

Le bassin théorique de la population pouvant profiter des résultats du projet peut couvrir les catégories de personnes présentant des incapacités, et plus spécifiquement les personnes ayant des déficits mentaux, moteurs et sensoriels.

Selon Statistique Canada

Incapacité selon le groupe d'âge (Québec N = 949,200)
0 à 14 ans : 8 %; 15 à 34 ans : 14 %; 35 à 54 ans : 21 %; 55 à 64 ans : 15 %; 65 ans et plus : 42 %

Nature de l'incapacité (Québec N = 872,400)
Intellectuelle : 26 %; motrice : 56 %; visuelle : 16 %; auditive : 23 %; de la parole : 7%

Le développement des services à ces populations est très inégal selon la nature des handicaps. Pourtant, une grande majorité d’auteurs affirment que ces clientèles sont parmi les plus à risque d’être victimes d’infractions criminelles, de discrimination, d’abus et de négligence. L’importance de la victimisation criminelle et de la prévalence d’agressions, d’infractions et d’abus et négligences à l’endroit des personnes en situation de handicap est largement documentée au Canada, grâce aux travaux de l’Institut Roeher du Canada (http://www.roeher.ca/Comersus_f/suhttp://bject_f.htm#safety).

Dans ce contexte, le projet vient répondre à un besoin prioritaire : disposer d’un instrument de mesure permettant de reconnaître les populations à risque, en identifiant les caractéristiques spécifiques qui les rendent plus vulnérables aux agressions de toutes sortes (Voir documents statistiques annexés sur les abus).

Le projet

Le projet présenté s’inscrit dans une problématique de dépistage et de prévention des abus et des négligences, en vue d’améliorer la protection des personnes en situation de handicap. Nous demandons une subvention pour poursuivre le développement d’un instrument de mesure de la vulnérabilité aux infractions criminelles et aux abus, pour la population ciblée. Ces travaux de recherche et développement ont pour objectifs :

  1. La validation d’outils d’évaluation et d’intervention pour améliorer les programmes de prévention du crime, en disposant d’un instrument simple, fiable et aisément transférable aux institutions, aux communautés et aux milieux familiaux concernés.
  2. L’identification des populations les plus à risques d’être victimes, en disposant de profils-types de victimes, basés sur des caractéristiques solidement documentées et référencées.
  3. La mise sur pied de programmes de formation à l’application de l’instrument de mesure standardisé, adapté aux particularités des clientèles visées, selon leurs types de handicap, leurs milieux et leurs conditions de vie spécifiques.
  4. L’augmentation des capacités des individus eux-mêmes, des organismes, des communautés et des familles à mieux repérer, à protéger et à défendre les personnes les plus vulnérables à la victimisation, diminuant ainsi les risques de crimes avant qu’ils ne soient commis.

Cette démarche s’inscrit dans des politiques mettant l’accent sur les collectivités où les risques sont élevés et où les capacités d’autoprotection sont faibles (les personnes en situation de handicap) et l’élaboration de pratiques exemplaires pour ces collectivités qui ont des besoins prioritaires de modèles de prévention et d’intervention.

À terme, le projet a pour but d’accroître la sécurité personnelle et collective des clientèles en situation de handicap par la mise en application d’un moyen novateur et durable pour prévenir le crime et la victimisation.

Ce projet favorise aussi l’établissement de partenariats crédibles entre les services gouvernementaux, les institutions de recherche et de formation professionnelle et les regroupements communautaires réseautés, tant sur le plan national qu’international. Ces organismes sont tous préoccupés, à divers degrés, de réduire la criminalité et la victimisation, en élaborant des recherches et des pratiques exemplaires liées à la prévention du crime. C’est pourquoi le projet se développera en collaboration avec nos partenaires d’abord, et avec RIFVEH Suisse, Belgique et France, tout en étant coordonné par la Faculté de l’éducation permanente de l’Université de Montréal, par son programme « Violence, victimes et société » et appuyé sur le modèle de référence en ligne WEB de RIFVEH (www.rifveh.org).

Les partenaires

L'Association québécoise Plaidoyer-Victimes

L'Association québécoise Plaidoyer-Victimes s'est donnée comme mandat de promouvoir et de défendre les intérêts des victimes d'actes criminels. Elle est à l'origine du premier centre d'aide aux victimes au Québec et elle a mis en place un réseau d'échanges multisectoriels afin d'assurer une meilleure concertation dans le champ de l'assistance aux victimes et des politiques pénales et sociales qui les concernent. Ce réseau, unique au Canada, regroupe aujourd'hui plus de 300 membres issus du champ de la recherche, du système d'administration de la justice, des organismes de la santé et des services sociaux, des secteurs communautaire et privé

Plaidoyer-Victimes collabore régulièrement aux travaux de groupes d'experts. Elle a participé aux débats qui ont conduit à l'adoption, par l'Organisation des Nations Unies, de la Déclaration des principes fondamentaux. Au cours de la dernière décennie, son expertise a été maintes fois sollicitée par de nombreux ministères, organismes ou comités lors de l'adoption de projets de lois ou de nouvelles mesures visant à améliorer le sort des victimes.

Dans le cadre de ce projet de partenariat en prévention du crime, Plaidoyer-Victimes fera partie du comité consultatif d’évaluation (volet expérimentation et évaluation). Selon les résultats, il serait un diffuseur à fort potentiel, compte tenu de son réseau (Voir lettre d’appui). 

Le Réseau Internet Francophone Violence et Handicap (RIFVEH)

Le Réseau Internet Francophone Violence et Handicap (RIFVEH) est un organisme à but non lucratif, en voie d’incorporation, qui fait suite à une entente intervenue entre l'Université de Montréal et la Fédération québécoise des centres de réadaptation en déficience intellectuelle (FQCRDI). Il se donne pour mission de promouvoir la défense et la promotion des droits des personnes en situation de handicap pour tout l'espace francophone. Plus spécifiquement, il vise à établir un réseautage d'équipes nationales, à partir du site existant sur le dépistage et la prévention des abus et des négligences à l'endroit des personnes en situation de handicap. L'Université de Montréal est déjà le serveur unique du site international. Dans ce cadre, l’organisme sans but lucratif RIFVEH-Québec agira à titre de répondant québécois pour le réseau francophone RIFVEH.

Le programme du Réseau Internet Francophone Vulnérabilité et Handicap de référence a été conçu sur la base d’un modèle disponible sur Internet pour le dépistage et la prévention des abus à l’égard des personnes âgées, déjà largement utilisé dans les pays francophones (RIFVEL Réseau Internet Francophone Vieillir en Liberté : www.rifvel.org). L’auteur, Louis Plamondon, de l’Université de Montréal, a été invité par des organismes de promotion des droits des personnes handicapées en Suisse et en Belgique pour étudier la possibilité d’étendre la portée du modèle à la population handicapée. En effet, les études montraient déjà que les personnes âgées victimes étaient majoritairement elles-mêmes des personnes en situation de handicap. L’un et l’autre modèle ont une orientation victimologique, c’est-à-dire centrée sur l’expérience des victimes et le devoir éthique de défendre leurs droits (voir lettre d’appui).

L’École de psychoéducation (Université de Montréal)

Depuis le début des années soixante-dix, déjà, aussi bien comme chercheur que comme praticien, le professeur Hubert Van Gijseghem s’est impliqué dans l'étude et le traitement des personnes victimes de maltraitance. Comme praticien d'abord, il a été mandaté pour effectuer des centaines d'expertises avec cette clientèle et cela dans différentes juridictions. Comme chercheur d’abord, puis comme professeur titulaire à l'École de psychoéducation de l'Université de Montréal, il a effectué un grand nombre de recherches, dont plusieurs ont été subventionnées, sur cette problématique. Ces recherches se sont soldées par de nombreuses publications, aussi bien sous forme d'articles parus dans des revues savantes que sous forme de livres. 

Regroupement québécois du parrainage civique

Le Regroupement québécois du parrainage civique (RQPC) existe depuis 1985 et rassemble les organismes de parrainage civique du Québec ainsi que leurs partenaires. Ces organismes communautaires ont pour objectif l'intégration et la participation sociale des personnes vivant avec une incapacité (intellectuelle, physique ou psychique).

Au Québec, le mouvement se donne comme mission deux aspects bien précis soit : « Favoriser l'établissement d'une relation d'amitié et d'entraide entre deux personnes: un parrain ou une marraine bénévole et une personne filleule, quelque soit son milieu de vie, qui éprouve des difficulté d'intégration et de participation sociale à cause d'une incapacité permanente ou temporaire sur le ou les plans physique, intellectuel ou psychique. La personne filleule demande qu'on l'accompagne pour mieux s'intégrer à la société. Un citoyen de la communauté aidant un autre citoyen (une personne filleule) dans sa participation sociale est la démonstration d'une volonté collective de donner à chacun et chacune la place qui lui revient dans la société.» 

Centre national de prévention du crime (CNPC)

Ministère de la sécurité publique du Québec

La Stratégie nationale sur la sécurité communautaire et la prévention du crime (SNSCPC), dirigée par le Conseil national de prévention du crime (CNPC), a pour but l'élaboration, au niveau de la collectivité, de stratégies contre le crime et la victimisation, stratégies qui portent surtout sur les enfants, les jeunes, les autochtones et les femmes. L'Initiative pour les collectivités plus sûres (ICS), qui est un volet du SNSCPC, est constituée de programmes de subventions et de contributions qui favorisent le développement social et les initiatives d'aide qui ont pour but de trouver les causes profondes (facteur de risque) du crime et de la victimisation.

Les objectifs et les priorités que veulent servir les programmes de subvention du CNPC sont les suivants. Le Programme de mobilisation des collectivités (PMC) aide les collectivités à prendre des initiatives visant la création de partenariats communautaires qui ciblent le crime et la victimisation pour soutenir les efforts de sensibilisation du public et l'appui de ce dernier dans le domaine de la prévention du crime et pour améliorer la capacité des collectivités à facteur de risques. Le Programme de partenariat en prévention du crime (PPPC) encourage les organismes non gouvernementaux à élaborer des trousses de renseignements, des outils et des ressources qui facilitent la participation des collectivités à tous les niveaux de prévention du crime. Le Programme d'action des entreprises pour la prévention du crime (PAEPC) encourage le secteur privé à s’impliquer dans la prévention du crime dans les collectivités en élargissant le champ d'activités des entreprises dans ce domaine et en encourageant ces dernières à s'associer à de nouveaux partenaires dans ce champ d'activités.
 

Les résultats attendus

1) Un instrument individualisé d’évaluation des risques de victimisation

L’idée centrale d’une prévention efficace est que le moyen le plus sûr de réduire la criminalité est de se concentrer sur l’identification des facteurs qui rendent les gens à risque ou qui accroissent la probabilité de subir des événements traumatiques.

Le premier résultat de l’instrument est précisément de permettre aux intervenants d’évaluer individuellement et en équipe les caractéristiques des personnes qui pourraient induire une plus grande probabilité de réalisation d’infraction et d’abus ou de négligence, donc une plus grande probabilité d’être victimes de crime.

Nous avons relevé au Canada et chez nos partenaires d’Europe que les intervenants, les familles et les institutions résistent à entrer directement en matière quand il s’agit de nommer les contextes d’abus et les risques dans leur environnement. Ils se montrent plus volontiers ouverts à discuter et à vouloir protéger les personnes devant certains risques de l’environnement, en identifiant leur degré de vulnérabilité à ces risques. C’est pourquoi il est prioritaire de documenter les caractéristiques les plus significatives qui ont permis jusqu’ici de mesurer le degré de vulnérabilité des personnes à risque.

Critères d’évaluation :

  1. Évaluer l’écart entre les caractéristiques de départ et les caractéristiques documentées et référencées à la fin de la phase de recherche.
  2. Pour chaque caractéristique retenue, disposer des indicateurs pertinents, complets et solidement référencés.
  3. Disposer d’une échelle de cotation du degré de vulnérabilité qui soit fonctionnelle et aisément utilisable, sans être spécialiste.

2) Un guide de dépistage des personnes à risque

Le deuxième résultat est que l’instrument, expérimenté par les équipes dans les institutions, les milieux communautaires et les collectivités locales, pourra être complété d’un guide de formation et d’utilisation, comprenant les indicateurs et protocole, pour soutenir et orienter de manière plus rigoureuse les activités de dépistage des clientèles à risque.

Si le concept de vulnérabilité regroupe les principales caractéristiques qui augmentent la probabilité pour une personne d’être victime d’abus, cette mesure permet aux intervenants de tous les milieux concernés de mettre en priorité leurs interventions, en permettant un repérage systématique des victimes potentielles les plus à risques, rendant ainsi possible une supervision plus continue, organisée et ciblée.

Critères d’évaluation :

  1. Disposer d’un guide de formation à l’utilisation de la mesure de vulnérabilité à l’usage des organismes concernés.
  2. Disposer d’une grille de vulnérabilité standardisée, d’indicateurs clairs, documentés et référencés.
  3. Disposer d’un protocole d’utilisation facilement transférable.

3) Un guide de prévention ciblé

Le troisième résultat est que cette mesure de vulnérabilité pourrait servir de guide dans la révision de l’organisation du travail ou dans la formation des intervenants. La fiche de vulnérabilité de chaque personne pourrait être intégrée au plan de service individualisé ou à son équivalent selon les structures, afin d’assurer une meilleure continuité dans la protection des clientèles entre les équipes ou avec les organismes de services directs.

Critères d’évaluation :

  1. Atteinte des objectifs de l’expérimentation suite à la formation : pourcentage du succès des participants à remplir la grille.
  2. Nombre d’organismes participants intéressés à intégrer l’instrument dans les outils de « profilage » de leur clientèle.

4) Des activités de formation ajustées

Cet instrument pourra aussi servir d’outil de prévention du crime par des activités éducatives spécifiques, selon les différentes caractéristiques de vulnérabilité, en augmentant les ressources de protection des personnes en situation de handicap.

La prévention viserait alors à atténuer les impacts négatifs de certaines incapacités, à maintenir et à développer les facteurs positifs sécuritaires déjà présents chez la personne ou dans son environnement.

Cela pourra aussi se traduire tant en activités d’apprentissage d’autoprotection pour et par les clientèles elles-mêmes qu’en activités de formation en prévention pour les personnes responsables de la supervision des services ou pour les intervenants de première ligne, en relation directe avec les clientèles. Plus généralement, cet instrument de mesure de vulnérabilité sera profitable pour toute organisation ou groupe intéressés à agir, non seulement pour diminuer directement la criminalité et la victimisation des personnes en situation de handicap mais aussi pour réduire l’occurrence de tels crimes, en intervenant aussi en amont, sur les incapacités des personnes ou sur les conditions de vie et sur les facteurs environnementaux qui en augmentent la probabilité de réalisation.

Critères d’évaluation :

  1. Nombre d’organismes intéressés à en savoir davantage ou à en faire l’expérimentation, ou à recevoir une formation de suivi en prévention, ciblée sur les caractéristiques de vulnérabilité.
  2. Nombre d’activités de prévention, découlant de certaines caractéristiques, permettant d’améliorer les capacités, d’autoprotection ou de formation de groupe.

5) Des outils transférables et un potentiel large de diffusion

Dans la mesure où les caractéristiques du concept de vulnérabilité seront documentées et les indicateurs, procédures et protocoles standardisés, nous pourrons largement diffuser nos résultats en les rendant disponibles en ligne, sur le site WEB déjà existant (Voir : www.fep.umontreal.ca/handicap).

Par ailleurs, le projet prévoit un volet expérimental en concertation avec des intervenants et des organismes intéressés à des pratiques novatrices en prévention du crime et soucieux de la protection des droits des personnes vulnérables. 

Ce volet expérimental comporte une rencontre de formation à l’utilisation de l’instrument de mesure suivie d’une autre de rétroaction pour comparer les résultats atteints et évaluer l’ensemble des outils et des consignes d’utilisation. Ces deux rencontres, prévues pour les régions de Montréal et de Québec, seront aussi une occasion pour planifier une diffusion plus systématique avec les participants et pour couvrir un large territoire et le plus d’organismes possibles.

Nous ajoutons à cette diffusion primaire la possibilité d’intégrer l’utilisation de cet instrument au projet de « Réseau d’Apprentissage Communautaire (RAC) », en collaboration avec la Fédération québécoise des centres de réadaptation en déficience intellectuelle (FQCRDI) et la Faculté de l’éducation permanente de l’Université de Montréal, un projet commandité par le Bureau des technologies d’apprentissage (BTA-DRHC). Ce projet vise à constituer des réseaux de formation par Internet à l’usage des personnes en situation de handicap et des organismes concernés. Nous pourrons utiliser ce projet-pilote pour présenter nos résultats et former les intervenants des cinq régions ciblées. Par la suite, le projet « RAC » pourra nous donner accès, pour la diffusion de l’instrument, à l’ensemble des centres de réadaptation.

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